La bataille d'Essling .

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La bataille d'Essling .

Message  Pullo le Ven 22 Juin - 13:33

Bon et bien je crois que c'est a mon tour de vous présenter mon rp . Cette histoire a pour cadre la bataille d'Essling qui a eu lieu le 21 mai 1809, dans les environs de Vienne . Nous suivrons ici un régiment de hussard, si vous suivez bien vous pourrez voir certaines allusions au IVe corps hap . Merci de me donner vos impressions .


La bataille d’Essling .

Première partie :

En ce matin du 20 mai 1809, le jeune cavalier Joseph, qui chevauchait fièrement avec sa brigade dans la banlieue proche de Vienne, n’avait pas la plus petite idée de ce qu’il allait subir, et faire subir, dans les 3 jours à venir.

Issu d’une famille de paysans lorrains de rang moyen, c’était un garçon honnête et naïf n’ayant, pour ainsi dire, aucune expérience de la vie.
Il s’était engagé dans les hussards quelques mois auparavant, attiré par l’uniforme tape à l’oeil de ces cavaliers au tempérament bagarreur et pédant. Après une formation de quelques semaines, il avait été envoyé, lui et son régiment, au cœur de l’Europe pour mater, une fois encore l’Autriche qui défiait l’empereur pour la énième fois.

En effet, l’Autriche a profité de l’enlisement de la guerre de Napoléon en Espagne et a de nouveau déclaré la guerre à la France impériale. L’empereur a donc de nouveau rassemblé une immense armée pour écraser définitivement les armées autrichiennes et ces petits archiducs décidément forts indociles. Volant de victoire en victoire, l’armée française divisée en plusieurs corps d’armée se réunit finalement devant Vienne. La ville est alors occupée par une arrière garde autrichienne chargée de couvrir la retraite du plus gros d’une armée autrichienne, organisée et revancharde. L’archiduc Charles Louis s’est alors barricadé sur la rive gauche du Danube et a fait détruire tout les ponts le traversant.

Joseph et son régiment avaient été chargés de poursuivre les derniers lambeaux de l’armée autrichienne défaite dans les alentours de Vienne, sur la rive droite du Danube.
Sa brigade commandée par le jeune brigadier Jahron avait poursuivi toute la nuit une bande d’uhlans. La poursuite s’était arrêtée quand le brigadier Jahron s’était trompé d’intersection à la sortie d’un petit village autrichien. « Mais quel incapable ! » pensait rageusement Joseph en revenant vers Vienne, frustré de ne pas avoir vu ne serait-ce qu’une escarmouche depuis le début de la campagne. Les cavaliers de Jahron étaient ivre de fatigue et frustrés de ne pas avoir eu un seul Autrichien à se mettre sous la dent.

Sur la route du retour à Vienne, où toute l’armée était sommée de se rassembler sur ordre de l’état-major, Joseph remarqua un nuage de fumée. Sans hésiter, il beugla « Brigadier Jahron ! Des cavaliers venant de l’Est ! ». Jahron, tel le fourbe et le pleutre qu’il était, ordonna à ses hommes de s’embusquer dans des taillis proches de la route, répondant aux hommes qui protestaient « Il pourrait être plus nombreux que nous ! Et puis s’ils ne le sont pas, j’en fais mon affaire ! ». Jahron fit alors signe a ses cavaliers de ne plus faire de bruit et ils laissèrent passer la colonne de cavaliers qui, il faut le dire, était effectivement plus massive que la leur.
Jahron, avec une couardise omniprésente chez lui, poussa un long soupir et dit avec soulagement « On a eu chaud les gars ! ». Soudain, un long éclat de rire se fit entendre dans les buissons a proximité du groupe.

Un brigadier du régiment s’approcha lentement du groupe, a travers les buissons, tout en fessant caracoler son cheval et en pouffant de rire. Joseph identifia immédiatement l’autre brigadier du régiment, Kire dit le roux. C’était un grand et gros hussard avec une énorme tignasse rousse et des nattes de tailles respectable. Celui-ci s’approcha du cheval de Jahron et lui tapa sur l’épaule en disant haut et fort « Alors Jahron ?! Encore en train de se cacher ? Ce n’est pas la première fois que tu nous fais le coup, hé ! ». Jahron écumait de rage, il en tremblait il répondit froidement a Kire que le régiment devait se rassembler aux portes de Vienne en prévision d’une attaque de grande envergure sur l’autre rive du Danube. Kire fit un hochement de tête et repartit vers ses hommes qui étaient eux aussi hilare devant l’idiotie du brigadier Jahron.

Néanmoins les deux brigades repartirent ensemble vers les faubourgs viennois. Un jeune trompettiste de 15 ans, qui s’était engagé en mentant sur son âge, jouait en boucle la célèbre chanson « Dans les hussards », pour donner du courage aux hommes. Ce jeune hussard encore imberbe s’appelait Likubul, et se trouvait être un ami de Joseph.

Les deux jeunes gens n’avait pas vu encore un combat mais entretenaient néanmoins des rêves de gloire et de combats féroces.

Mais si ils avaient su ce qui les attendait de l’autre coté du Danube, ils auraient tourné bride immédiatement …


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