Il était une fois...

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Message  Lubukill le Lun 2 Juil - 5:15

Vous m'excuserez pour le titre sans trop d'inspiration :D bref. Ce RP sera probablement plus long que le précédent qui est encore inachevé, mais il a ses raisons de l'être smile j'espère qu'il pourra s'achever rapidement pour que je puisse me concentrer pleinement sur celui-ci qui durera, j'espère, aussi longtemps que mon imagination me portera. Je suis pas trop fan des musiques en lecture, m'enfin, pour ceux qui apprécient, je tâcherai d'en trouver quelques unes. Enjoy smile

[musique d'ambiance : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ]

Avant la guerre, on relate les anciennes guerres, les erreurs, les stratégies, les héros, les victorieux et les défaits. Les apports, les bons et les mauvais, mais, chaque fois, le victorieux est celui dont l'Histoire est conservée intacte, tandis que la version de celui qui est vaincu ne sert qu'officieusement à apporter tel ou tel détail, aucun intérêt n'est prêté à la plume des écrivains du mauvais côté si ce n'est celui des érudits ou de ceux qui veulent des détails sur telle ou telle bataille, telle ou telle préparation, et surtout, sur les raisons du pourquoi du comment telle ou telle erreur a été amenée à être faite. En soit, ceux qui perdent la guerre gagnent le droit d'être connus dans le sens où ils seront des exemples à ne point imiter, et ceux qui gagnent seront leurs Némésis dans toute l'Histoire. La Guerre n'est donc pas une question de Gloire, car elle revient autant au vainqueur qu'au vaincu.

Pendant la Guerre, on ne relate plus, on ne fait plus qu'énoncer. Des bilans de perte, des crieurs qui hurlent à qui veut bien l'entendre les faits et gestes de chacun, tout ce qui est fait est su par la population d'une manière ou d'une autre. Rien de ce qui n'est solidement caché ne peut rester secret. Et parfois même les secrets sont percés par des rumeurs qui mènent à d'autres rumeurs qui mènent à des conclusions, qu'elles soient ou non proches de la vérité. On annonce aux familles le bilan des morts, et on souhaite les condoléances à ceux qui ont perdu un proche pour protéger le foyer, pour prouver sa bravoure, ou tout simplement parce qu'un recruteur l'a jugé apte à porter le casque et l'épée...

Après la Guerre, on relate à nouveau, tout ce qui se disait pendant la Guerre, on le répète, ou l'écrit, et on le met en commun. On décortique tous les plans, toutes les escarmouches, l'attrait stratégique de telle bataille, le génie militaire de tel stratège, la bravoure de tel Comte, la couardise d'un autre, et tout ce qui était autrefois maintenu secret est révélé par un mystérieux concours de circonstances, et tous voient alors la vérité du conflit. Les Crieurs se font entendre à propos des déclarations publiques, et les écrivains trempent la plume dans l'encre qui leur servira à dénoncer un fait passé, alors que l'année précédente ils approuvaient ce même fait pour des raisons différentes sans que ce fait n'en fût différent. Les méritants sont décorés, on leur offre richesses et bonheur, pour leurs loyaux service et leur bravoure, mais surtout, on leur offre la récompense de leur survie, car ceux qui sont mort n'ont que le plaisir d'une sépulture de pauvre, leur non est oublié de tous lorsque leurs familles s'éteignent et que les générations passent. On se souviendra plus d'un homme ayant imaginé une attaque de dos sur une armée ennemie trois fois plus nombreuse que celui qui, en première ligne, eu tua trente à lui seul avant d'être à son tour vaincu d'un estoc ou d'un trait fatal. Après la guerre, les affaires internes se réveillent, et les anciens débats reprennent, animés de nouveaux sujets pour rétablir la paix totale, l'économie, et redistribuer ce qui a été récupéré ou attribuer de nouveaux titres à ceux qui ont tout perdu. Tous doivent être contentés pour éviter le renouveau du chaos, et ce, à chaque fois...

En résumé, quand règne la paix ils cherchent la guerre, et quand éclate la guerre ils œuvrent pour la paix.

Ce cycle, interminable dans le sens où si un jour l'Humain disparaîtra, d'autres se feront la guerre pour la paix, est aussi répétitif que le cycle de la vie, on vit et on meurt, au rythme de la Nature, on peut alors définir la Guerre et la Paix comme quelque chose de Naturel en soit, car il est un cycle aussi répétitif qu'il est possible de l'être pour un cycle, et que tout cycle dans sa répétition ne peut se répéter que par l'intervention de la Nature. Sans que ce soit forcément la Nature dans le sens où on l'entend, mais bien dans le sens de la Nature de l'Être.

Après ce prélude, voici l'Histoire de cinq Hommes qui troublent la logique, car ils vivent de la Guerre et meurent de la paix, ces Hommes, ce sont des Mercenaires...
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Re: Il était une fois...

Message  Lubukill le Jeu 5 Juil - 4:34

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (tout du long)

-Qu'est ce que je vous sert ?
-Cinq cervoises.


Ainsi commençait la journée de cinq Êtres, de cinq Hommes qui vivaient depuis des années déjà de la même manière, ce sont des gens comme les autres, ils ont leurs ambitions, leurs fois, leurs qualités et leurs défauts, leurs beautés et leurs imperfections, leurs talents et leurs manques, ces Hommes ne divergent en rien des autres, ils sont capables de choses comme incapables d'autres, ils n'ont qu'une seule caractéristique particulière, un seul différent, ce seul différent qui les rend eux-mêmes divergents du reste, différents des autres, ce rien et ce tout à la fois qui en fait des Hommes et plus encore, qui fait d'eux ce qu'ils sont, c'est la simplicité.

La Simplicité, cette caractéristique qui fait que quoi qu'il se passe, il n'y a pas à tergiverser, tout a un but, pas deux ou vingt, un. S'ils doivent faire quelque chose, ils le font, ils ne pensent pas comment ou pourquoi, ils le font sans discuter, sans même chercher à savoir, et c'est la caractéristique qui fait d'eux plus que des Hommes, c'est cela qui fait d'eux des Mercenaires.


-Merci. Dit l'un en récompensant le tavernier de cinq pièces d'or.

Cet 'un' se nommait Matthieu. C'était un homme de taille moyenne, à peine moins de six pieds, à la musculature bien marquée et au visage buriné de cicatrices, il portait la barbe et les cheveux longs, retenus par une bande de cuir pour qu'ils ne cascadent pas dans son dos, une fine moustache marquait aussi le sommet de sa bouche, le tout d'un blond plus encore que celui des blés. Ses yeux, d'un bleu aussi perçant que le fond du Ciel, était mi-clos par la fatigue, et pourtant, il parlait d'une voix forte et enjouée, comme si ses yeux étaient indépendants du reste de son corps. Il prit d'une main sa choppe et la leva haut, trinquant avec quatre autres hommes assis avec lui, et criant d'une voix retentissante :


-Que celle-ci ne soit pas la dernière, et qu'on s'en serve une rasade au retour !

Les quatre hommes qui trinquèrent avec lui répondirent d'une voix équivalente, surpassant le ton des musiciens, et ils burent chacun trois gorgées du si précieux breuvage. S'essuyant du revers du bras la bouche sur laquelle avait coulé quelques gouttes de cervoise, le plus grand des cinq hommes rota si fort qu'on aurait cru que le toit du bâtiment allait s'en écrouler. Cet Homme, on ne savait rien de ses origines, il disait à tous ceux qui le lui demandaient : Je suis là, c'est tout ce qui compte. Dépassant de peu les six pieds de haut, il était le plus grand et le plus large de ses cinq camarades. Noir de peau, il portait les cheveux dégarnis et une petite mais épaisse moustache noire. Ses yeux étaient également noirs, ce qui le rendait différent des autres hommes, et l’Église n'approuvait pas qu'un homme de cette couleur ne fasse ce qu'il fasse, et pourtant, il le faisait, et bien mieux que d'autres...Son nom était Imar.

À sa droite était assis le plus petit du groupe, il mesurait un peu plus que cinq pieds et demi, il portait une tignasse désorganisée d'un châtain clair assez jeune, imberbe, il souriait avec insistance tant à cause de l'alcool que par sa joie naturelle. En effet ce petit homme avait la fâcheuse tendance à toujours sourire, personne ne savait jamais pourquoi, mais il avait ainsi la capacité de rendre le courage à quiconque l'aurait perdu pour une raison ou une autre. Son sourire, ensorceleur, lui rendait la cour facile et les femmes soumises, il ne s'abstenait jamais de s'offrir le plaisir de la chair chaque fois qu'il le pouvait. Finement taillé, il était toutefois fort et n'était jamais en reste par rapport à ses camarades. Seule sa faible masse pouvait lui poser problême, mais elle était aussi sa force, ce jeune freluquet aux yeux verts et au visage encore saint de cicatrices, se nommait quant à lui Robin.

Le quatrième et non le moindre, celui qui des cinq finit le premier sa boisson, c'était également l'aîné du groupe. De deux ans plus âgé qu'Imar, il portait fièrement la moustache et les cheveux courts. Les épaules carrées, il n'était plus grand que Matthieu que de quelques pouces. Ses cheveux et sa moustache était noire, mais ses yeux étaient bleus, tirant légèrement vers le gris. Un sourire de vétéran étirait ses lèvres, il ne se projetait pas dans l'avenir comme l'aurait fait toute personne de son expérience, il profitait de l'instant présent, et rien ne l'en aurait détourné. Les épaules carrées de ceux qui ont travaillé à la ferme, et le visage aussi marqué que celui de ses camarades, il était en apparence une brute épaisse, et l'affirmait à qui l'importunait pour mettre une distance entre lui et ceux qu'il ne désirait pas côtoyer. Ainsi était Maxime.

Et enfin, le dernier de la troupe, le plus jeune et le dernier à être entré dans ce groupe très fermé, Alain. Il n'était pas plus petit que Matthieu mais pas plus grand que Maxime. Il portait déjà cependant une balafre qui lui couvrait de l'oreille droite à la joue gauche en passant sous l'oeil droit, sur le nez et au dessus de la commissure gauche de la lèvre. Cicatrice pas encore tout à fait fermée, mais qui ne l'empéchait pas de rire avec ses camarades. Il valait les autres en musculature, ses pectoraux fermes et ses épaules carrées indiquaient une forme physique épatante, il se tenait droit et fier, avec des yeux bleus point perçants comme ceux de son camarade blond, mais profonds, « profonds comme le fond de la mer » lui disaient certain, d'un air connaisseur. Il portait les cheveux courts et la moustache travaillée, des jambes longues trainaient de son siège tandis que des bras proportionnellement longs dont l'un tenait le conteneur de la boisson allaient à leur guise.

Lorsque la nuit vint, en même temps que le son des prédateurs nocturnes, les cinq hommes montèrent chacun se coucher, le lendemain, ils prendraient la route de la Normandie...


C'est pas très long et y'a pas d'actions, je sais, mais quoi de mieux qu'avancer petit à petit dans un récit qui se dévoile au fur et à mesure ? smile Promis, à la prochaine, y'aura de la castagne, du sang, toussa toussa, mais pour l'instant, découvrez bien les personnages...Enjoy ! smile
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