Le retour (par Nade)

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Le retour (par Nade)

Message  Pierrus le Jeu 15 Nov - 14:43

Quoi ? Oui, en effet, un autre Rp, mais différent. Ecrire des débilités c'est drôle, mais des fois l'envie me prend de raconter des histoires plus "normales", réalistes... Donc bon, voilà, avant toute chose, il ne s'agit pas d'un cours d'histoire, donc je me permet de prendre des libertés avec ladite Histoire, voilà, maintenant on peut commencer.

Le soleil était déjà bas dans ce ciel aux teintes orangées. Un léger vent faisait s'agiter les branches sans feuilles des arbres en ce mois de mars 1815.
Un homme, vêtu pauvrement, poussa la porte d'un petit relais, halte fréquente des voyageurs de la région.
Il s'approcha du comptoir, et, posant l'imposant baluchon qu'il portait sur l'épaule, commanda du vin et une part de ragoût, mixture visqueuse dans laquelle flottaient de rares morceaux de pomme de terres.
Il était assis depuis quelques minutes lorsque que quelqu'un s'approcha de lui et s'assis à sa droite :

- Alors l'ami, qu'est ce que tu fais dans le coin ?

- Je suis de passage, je voyage...

- Et ou tu vas ?

- Vers le sud

- Ah, beaucoup d'hommes vont vers le sud ces jours ci. Et qu'y a t'il de tellement attirant au sud ?

- Les affaires.

Le second avait remarqué des traces de brûlures au niveau de la main et du poignet du premier. Brûlures caractéristiques d'une main qui a recu des projections de poudre brûlante et d'étincelles durant des années, brûlures caractéristiques se celui qui a manié le fusil quotidiennement...

- Les affaires ? Je suis là avec un ami, on a aussi quelques affaires à régler dans le sud, passes donc nous voir à notre table si le coeur t'en dit.

- On verra ça, si je suis encore en vie après avoir ingurgité cette bouillie...


Quelques minutes plus tard, l'homme, se levant et récupérant son sac, alla à la rencontre des 2 compères, assis à une petite table dans le fond de l'établissement, une faible lumière éclairant leur visage :

- Bon dieu ! s'exclama le voyageur. Si je m'étais attendu à ça.

- Et nous donc.

- Rihdan et Frantz, dans ce taudis perdu ? Qu'est ce que vous faites là ?

- A ton avis Nade ? répondit Frantz, la même chose que toi, la même chose que la quasi totalité des hommes dans cette taverne. L'info a vite circulé, mais on est pas les seuls à être au courant.

- Le voyage est dangereux, continua Rihdan, les royalistes sont aux abois, ils patrouillent, font des descentes dans les établissements de ce genre. Le patron de l'endroit nous racontait qu'il y a 2 jours, 3 hommes ont été arrêtés et fusillés, là, dehors, contre le mur.

- Et lui, il ne vous dénonce pas ?

- Non, il en était, il a fait la Russie, on peut lui faire confiance. Enfin bref, tu vois le truc, plus on se rapproche plus c'est dangereux, et on est encore loin d'être arrivé. D'ailleurs, il est temps pour nous de lever le camp, on a attendu toute la journée ici, on va avancer le plus possible cette nuit, au couvert de l'obscurité. T'en es ?

- Tu oses vraiment me poser cette question ? Répondit Nade

- Alors on est partit, dit Rihdan en s'essuyant la moustache.



Il marchaient depuis un peu plus d'une heure, quand un bruit les alerta. Un groupe d'hommes venait dans leur direction, à un croire par les cliquetis métalliques et aux bruits de pas, il s'agissait d'une patrouille.

- On a intérêt à se planquer ! dit Nade

- Si ils nous choppent ca risque de mal finir, en effet, continua Rihdan.

- Bon, Nade, planque toi dans les buissons à gauche, dit Frantz, sortant une paire de pistolets de son manteau, tiens, prend ca, finit il en en lançant un à Nade. Moi et Rihdan on reste à droite, ne bouge que si nécessaire.

- Bien m'sieur.

- Prêt Rihdan ?

- Oh que oui, répondit le petit moustachu en tirant une dague de sa botte, plus que jamais !


La patrouille passa près des buissons, 4 jeunes hommes qui n'avaient probablement jamais connu la fureur de la bataille. Ils étaient près à dépasser la cachette lorsque l'un d'eux s'arrêta, un bruit l'avait attiré près des buissons. Rihdan, qui avait compris ce qu'il se passait s'approcha discrètement du groupe de soldats qui lui tournait maintenant le dos. Il attendait l'inévitable. Quelques secondes plus tard, alors que le soldat commençait à écarter les branchages du buisson, une déflagration déchira le silence de la nuit et une balle vint se loger dans l'épaule gauche du soldat. Ni une ni deux, Rihdan bondit sur l'homme le plus proche de lui et pressa sa dague sous sa gorge. Nade avait profité de l'effet de surprise pour asséner un violent coup de crosse à un autre le soldat, le faisant mette genoux à terre, alors que Frantz tenait en joue le dernier.

- Quel gâchis, soupira Nade, contemplant le jeune soldat au sol se tordant de douleur, les francais ne devraient pas se battre ainsi...

- Ce qui est fait est fait Nade, lui dit calmement Frantz, c'est une blessue légère, on a survécu à bien pire, continua-t-il, en touchant du bout des doigts une vieille blessure à l'épaule qui le faisait encore souffrir de temps à autres.

- Qu'est ce qu'on fait d'eux maintenant ? Demanda Rihdan, pressant un peu plus sa lame contre la gorge du soldat.

- Maintenant, continua Frantz, on leur dit que la Grande Armée a besoin des fils de France dans ses rangs, et on leur dit aussi qu'on finira bien par avoir à les affronter à nouveau, et que là il n'y aura pas de seconde chance. Relâchez les maintenant. Ecoutez moi bien les gars, poursivit Frantz, s'adressant aux soldats, vous avez une petite décision à prendre, et je vous conseille de pas merder, ce que vous venez de connaitre n'est rien comparé à une vraie bataille. Et j'espère pour vous que le jour de votre baptême du feu vous serez dans la bonne ligne. Sur ce messieurs, notre route est encore longue.

- B... Bon voyage monsieur, bafouilla l'un des hommes

Nade se mit à rire à gorge déployée, mais, croisant le regard sombre que Frantz prenait dans certaines situations, il s'arrêta aussitôt

- Pardon, bon, bonne chance pour la suite, et t'en fais pas, dit il au blessé qui s'était relevé, ca te tuera pas, la première est toujours la pire.


Après cette nuit agitée, et alors que le soleil pointait à l'horizon, les 3 voltigeurs décidèrent de faire une halte, et de s'assoupir quelques instant sous un grand chêne. Ils furent réveillés par le bruit d'une galopade, quand ils ouvrirent les yeux, un homme juché sur un cheval s'adressa à eux :

- Bin alors, c'est pas comme ça que vous serez à l'heure au rendez vous, bougez vous les gars !

- Fous nous la paix Lubu, grogna Rihdan qui avait reconnu le sonneur des hussards.

- Ahah, toujours de bonne humeur à ce que je vois, bon, quand vous aurez fini de roupiller, il y a une ferme à 2km d'ici, venez y faire un tour, il y a du beau monde par là bas.

- On y songera, maintenant laisses nous dormir, grommela Nade.

- D'accord les gars, mais traînez pas, on vous attendra pas 107 ans ! Allez, hue Chanvre !

Le cavalier disparut alors en soulevant un nuage de poussière.






La suite... un jour

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